Cet été, j’ai assisté au Bull Mania venu cet été à Weedon dans le cadre de notre Festival Weedon en fête. Et plus récemment, je me suis rendue au fameux Festival Western de Saint-Tite. J’aimais déjà tout ce qui est country, mais là, j’en ai eu pour mon argent, comme on dit, et j’ai eu envie de vous parler du rodéo en tant que tel. Voici ce que j’ai pu dénicher dans mes recherches.
On trouve les origines du rodéo dans les traditions agricoles des vaqueros mexicains, qui maîtrisaient l’art de rassembler et de contrôler le bétail. D’ailleurs, le mot « rodéo » vient du verbe espagnol rodear, signifiant « encercler », et désignait initialement les rassemblements de troupeaux !
C’est au XIXe siècle, avec l’expansion vers l’Ouest américain, que les cowboys ont repris ces pratiques pour gérer les grands troupeaux de bovins. À la fin des saisons de travail, des compétitions amicales entre cowboys ont vu le jour, et mettaient en valeur leurs compétences : monter des chevaux sauvages, attraper des veaux au lasso ou rester sur des taureaux indomptés.
En général, le rodéo comprend plusieurs épreuves spectaculaires qui demandent une grande maîtrise technique, du courage et une coordination étroite entre le cavalier et son cheval, chacune mettant en valeur une compétence spécifique :
- Monte de taureau : le cavalier doit rester sur un taureau en furie pendant huit secondes, sans toucher l’animal avec ses mains.
- Monte de cheval sauvage : avec ou sans selle, cette épreuve exige force et équilibre pour rester sur un cheval non dompté.
- Capture au lasso : le cowboy attrape un veau au lasso, le fait tomber et l’attache rapidement.
- Course de barils : souvent pratiquée par les femmes, elle consiste à effectuer un parcours autour de trois barils en un temps record.
- Lutte de bouvillon : le cavalier saute de son cheval pour attraper un bouvillon par les cornes et le plaquer au sol.
Le Calgary Stampede est l’un des plus grands rodéos au monde, célébrant non seulement le sport, mais aussi la culture western à travers des parades, des concerts et des expositions agricoles. Plus près de nous, le fameux Festival Western de Saint-Tite, fondé en 1968, a accueilli cette année plus de 700 000 visiteurs. D’ailleurs, un gars de chez nous y participait, Carl Bernier. Le rodéo canadien possède ses propres traditions et contribue à préserver l’héritage rural du pays. Il est aussi un vecteur de fierté régionale et d’identité culturelle.
Malgré sa popularité, je ne peux passer sous silence que le rodéo est confronté à des critiques, notamment concernant le bien-être animal. Des groupes de défense des animaux dénoncent certaines pratiques jugées cruelles, comme l’utilisation de sangles pour inciter les animaux à se cabrer ou les risques de blessures. En réponse, les associations de rodéo ont mis en place des mesures pour encadrer les pratiques : inspections vétérinaires, règles de sécurité, sanctions en cas de mauvais traitement.
Malgré les controverses, le rodéo reste une tradition vivante. Il incarne l’esprit de l’Ouest, la bravoure des cowboys et la relation entre l’homme et l’animal.
Pour les participants et les spectateurs, il s’agit d’une célébration de l’histoire, du travail et de la culture rurale et il demeure un spectacle fascinant, où se mêlent adrénaline, tradition et passion.
Texte et recherche, Manon Brousseau