13 juillet 2026 8 h 04 min
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Petit guide pour survivre au passage à l’heure avancée (et briser les mythes) !

12 mars 2026

Petit guide pour survivre au passage à l’heure avancée (et briser les mythes) !Alors que les premiers signes du printemps pointent le bout de leur nez dans le Haut-Saint-François, le passage à l’heure avancée signifie une heure de sommeil en moins, mais surtout le retour tant attendu des soirées lumineuses.

Un débat qui s’intensifie de plus en plus à Québec

Le rituel de changer l’heure deux fois par an, une pratique instaurée il y a plus d’un siècle pour économiser l’énergie, est aujourd’hui plus contesté que jamais. À l’automne 2024, le gouvernement du Québec a lancé une consultation publique qui a révélé une tendance claire : 91 % des Québécois souhaitent l’abolition de cette pratique.

Le ministre de la Justice, Simon Jolin-Barrette, a toutefois rappelé que la transition est complexe. Pour les entreprises de notre région qui font commerce avec l’Ontario ou les États-Unis, une harmonisation est essentielle pour éviter un casse-tête logistique. Pour l’instant, malgré la volonté populaire, le changement d’heure de mars 2026 est maintenu. Si un jour l’abolition est adoptée, le débat portera alors sur le choix de l’heure permanente : l’heure normale (hiver) pour la lumière du matin, ou l’heure avancée (été) pour les longues soirées de juillet.

L’agriculture : la fin d’un mythe!

On entend souvent dire que le changement d’heure a été inventé pour aider les agriculteurs. C’est en fait un mythe tenace : historiquement, le monde agricole s’y est toujours opposé. À Weedon, où l’agriculture est un pilier de notre identité, les producteurs subissent ce décalage de plein fouet.

Le stress du bétail : Les animaux ne lisent pas l’heure ; ils suivent leur horloge biologique. Pour les fermes laitières de la région, un décalage d’une heure dans la traite peut causer un stress physiologique aux vaches, entraînant souvent une baisse temporaire de la production de lait. L’éleveur doit alors choisir : décaler brusquement sa routine ou s’adapter progressivement sur plusieurs jours.

Le défi de la rosée : Aux champs, le travail ne dépend pas de la montre, mais du soleil. En avançant l’heure, le travailleur agricole commence sa journée « plus tôt » par rapport au soleil. Or, il doit souvent attendre que la rosée du matin s’évapore avant de pouvoir récolter ou presser le foin. Cela décale la fin de journée de travail très tard le soir pour rester synchronisé avec les heures d’ouverture des fournisseurs et des marchés.

Santé et sécurité : vigilance sur la route

Même si nous ne décalons nos montres que de 60 minutes, notre « horloge biologique » interne met plusieurs jours à s’adapter. Ce « décalage horaire social » peut entraîner fatigue et baisse de concentration. La vigilance est de mise sur la route dans les jours suivant le changement, car les statistiques montrent une hausse des accidents causée par la fatigue des conducteurs.

En somme, que nous soyons pour ou contre, l’heure avancée a un impact sur plusieurs d’entre nous, mais gardons le sourire car l’été arrive!

Manon Brousseau

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