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  • Manon Brousseau

COURIR LES BOIS


Quel sujet captivant ! Pour ceux d’entre vous qui s’en souviennent, vous penserez que c’est la série télévisée Davy Crockett ! Oui, à l’époque, cette émission me subjuguait, mais dans les faits, non, et voici pourquoi…

 

C’est lorsque je me suis mise à feuilleter le grand livre vert de Weedon, vous savez celui du 125e anniversaire de notre beau village qu’est Weedon. J’y ai lu un court texte sur un trappeur, chasseur et pêcheur nommé Jack Côté. Cet homme était connu comme étant un ermite qui aimait la solitude et était sous le charme de la nature qui l’entourait. Il est considéré comme étant le premier trappeur de gibier de Weedon. D’ailleurs, selon le journal La Tribune, en 1912, il vendit pour 91 $ des fourrures de toutes sortes, telles que visons, renards et loutres qu’il avait chassés en quelques semaines, c’est peu dire.

 

Donc, dès que j’ai commencé à lire sur le sujet, ma curiosité s’est vite développée. Je me suis posé plusieurs questions : pourquoi courir les bois et faire du trappage ? D’où cela nous vient-il ? Est-ce un mode de vie, un sport ? Dans un premier temps, je vous rapporte quelques informations trouvées sur différents sites Internet. 


C’est au début des années 1650 que le terme « coureur des bois » est apparu lorsque des colons de la Nouvelle-France ont appris le métier et ses pratiques venant directement des autochtones. Ils échangeaient divers articles européens contre des fourrures. Mais, il faut dire que ce type de troc était pratiqué par les Premières Nations pendant des millénaires à travers un réseau de commerce structuré bien avant ces colons...

 

Et, c’est au mois de novembre, quand les animaux à fourrure prennent leur plus beau poil, que les trappeurs tendaient leurs pièges. Et au printemps, dès que la glace était dégagée, ils partaient en canot. Leur voyage était très risqué en raison des intempéries et de longs portages. Le taux de mortalité étant très élevé, ils se devaient d’être très en forme. Leurs absences pouvaient durer des mois.  À leur retour, ils allaient vendre ou échanger les produits de leur saison de trappe dans les comptoirs et postes commerciaux.

 

Ensuite, je me suis souvenue d’une personne de Weedon qui m’avait rendu service un jour où un écureuil s’est pris dans ma cheminée, monsieur Steve Breton-Noiseux, je l’ai joint sur nos réseaux sociaux et il a accepté avec plaisir de répondre à mes questions. 


Steve est originaire de Sherbrooke, mais habite Weedon depuis près de 20 ans. Chez lui, la nature est dans le sang, c’est un Abénakis et il a un respect profond de Mère Nature. Il trappe et obtient son certificat du trappeur dès l’âge de 18 ans, pour lui c’est une passion. D’abord, il me mentionne qu’il a eu le privilège d’apprendre ce métier d’un maître-trappeur, une personne de chez nous, possédant un bagage incroyable.

 

Steve, c’est notre trappeur weedonnais officiel ! Lorsqu’il y a des barrages de castors qui peuvent nuire à la bonne circulation des eaux, la municipalité fait appel à lui et son expérience pour trapper et capturer les animaux, et lorsque c’est possible, il les éloigne de notre territoire. Il m’indique que dans notre secteur, les animaux à fourrure que nous pouvons croiser le plus souvent sont le castor, le coyote, le rat musqué, le raton-laveur et la loutre. Il souhaite que la curiosité attire la relève pour cette belle activité !

 

Plus d’informations sur ce site Internet : https://ftgq.qc.ca/

Manon Brousseau

 

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