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  • Manon Brousseau

Historique du Centre culturel Doris-Lussier

Lors de la cérémonie pour renommer le centre culturel de Weedon en centre culturel Doris-Lussier, plusieurs personnes ont demandé à la Société d’histoire de Weedon de parler de l’historique du centre culturel.

 

Le centre culturel est formé de deux bâtiments annexés bien distincts. Nous aborderons premièrement la salle de spectacle, celle-ci date des années 1890.

 

Le bas du village, où se situe le centre culturel, s’est développé lors de l’arrivée du chemin de fer en 1875.

 

Le commerce repose dorénavant sur le service ferroviaire, la circulation des marchandises (bois, animaux, etc.), des commis voyageurs et même des professionnels, comme des dentistes, qui louent des chambres d’hôtel afin de pouvoir exercer auprès de la population. Le cœur commercial du village s’est déplacé du haut du village au bas du village, ce dernier a longtemps porté le nom de Weedon-Station. Nous avons, à la société d’histoire de Weedon (SHW), de vieux cadastres et d’anciens contrats qui concernent l’emplacement du centre culturel actuel.

 

Au début des années 1900, jusqu’à 4 magasins figuraient sur la 9e Rue actuelle à partir du centre culturel jusqu’au ruisseau Weedon.

 

Le magasin qui fait face à la rue St-Janvier (autrefois rue Principale) appartenait à Napoléon-Pierre Tanguay et fut loué à Dominique Gosselin et Jean-Philibert Lussier pendant plusieurs années. Un deuxième magasin en annexe fut loué par Aimé Moreau jusqu’à ce qu’il brûle en 1910. Il ne fut jamais reconstruit (lot 81). Le troisième magasin, construit en 1906, appartenait à Alfred Beaudry et fut détruit par le feu dans les années 60, et enfin près du ruisseau, la cordonnerie/sellerie de Lecouedic qui a appartenu ensuite à François Xavier Salvail. Il faut comprendre que chacun des emplacements faisait à peine 40 pieds de façade par 114 pieds de profondeur.

Futur magasin Laplante (Lussier), magasin Aimé Moreau, magasin Beaudry et Lecouedic (puis Salvail). Photo prise avant 1910.

 

C’est vers 1915 que J. Adélard Laplante et son épouse Amélia Paradis s’installent à Weedon. Ils arrivent de la région de la Beauce. Ils veulent exploiter un magasin général. En arrivant, ils louèrent le magasin Beaudry et cela jusqu’en 1922.

 

Le magasin Tanguay est situé sur l’emplacement 80 du cadastre. La première bâtisse sur ce terrain fut construite par James Millar, commerçant de bois puis chef de gare, dans les années 1880, sur le lot acquis de son beau-père, Louis Gendron. Napoléon P. Tanguay s’en porta acquéreur en 1890 pour 300 $.

 

Il aménagea son magasin en style « Boomtown » et l’opéra jusqu’à ce qu’il le loue à messieurs Gosselin et Lussier vers 1902. Le magasin fut ensuite vendu à O.-E. Dorais, puis en 1921, il passera rapidement dans les mains d’A.B. Tanguay, de J.A. Moreau et de J. Adélard Laplante, le 22 juillet 1922.

 

En même temps qu’il achète le magasin, J.A. Laplante achète l’emplacement 81 sur lequel il fit construire sa maison familiale.

 

Le lot 81 avait été vendu par James Millar à N.P. Tanguay en 1888 pour 150 $. On avait ensuite érigé une bâtisse en annexe au magasin du lot 80.

 


J.A. Laplante et Amélia Paradis eurent 2 enfants, Marc-André et Renée-Paule. Marc prit la succession du magasin général en 1959 et fut propriétaire du magasin et de la maison jusqu’en 1985.

 

Il faut donc comprendre ici, selon l’inventaire du patrimoine bâti du CLD Haut-Saint-François paru en 2004, que nous retrouvons une maison de grande valeur historique puisque qu’elle a appartenu à une seule famille et qu’elle n’a jamais été transformée.

 

Nous y retrouvons donc le style des années ’20.

 

À l’entrée principale, autour du muret, la haie qui l’entoure et la vigne de la véranda paraissent déjà très matures sur les photos des années ’50. La véranda actuelle a sûrement accueilli maintes fois des chaises de rotin tant à la mode dans les années ’20.

 

En entrant dans la maison, nous pouvons constater que presque tout l’aménagement intérieur d’origine a été préservé. L’escalier, pièce maîtresse de l’entrée, est fait sur mesure, et semble presque miniaturisé. Dans toutes les pièces du rez-de-chaussée, les plafonds de lattes de bois, les planchers de bois franc et les boiseries ont été conservés. Les interrupteurs et la plupart des lustres d’origine ont été aussi conservés. Les fenêtres et les portes ont conservé leur cachet d’antan. Cependant, l’ancien balcon surplombant la véranda et la porte y donnant accès ont été remplacés par une grande fenêtre.

 

À cause de sa situation stratégique, la maison Laplante a été à plusieurs reprises choisie pour y faire le reposoir à l’occasion de la procession de la Fête-Dieu.

 

À partir de 1985, le commerce et la maison furent achetés par Léo Barolet, plusieurs ornements furent enlevés par les descendants et plusieurs pièces du magasin furent vendues comme antiquités.

 

La partie magasin devint le bar Cocojo, jusqu’à l’achat par la chambre de commerce de Weedon. Location au théâtre la vieille crèmerie qui devient le centre culturel en 2003-2004.

 

En 2006, le centre culturel est cédé à la municipalité de Weedon.

Nicole Fontaine

 

Remerciement à nos partenaires 2023 :

Municipalité de Weedon, Marie-Claude Bibeau, députée fédérale, François Jacques, député provincial, Centre culturel Doris-Lussier, Centre d’action bénévole, Fromagerie le P’tit Plaisir et le Comptoir familial.

 

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