Bonjour à vous tous!
En cette période de
rentrée scolaire et de retour des vacances, j’ose espérer que vous ayez passé un été rempli d’événements heureux, relaxants et joyeux.
Pour cette parution de notre journal, je vous fais part d’une réflexion au sujet des nombreux visages que peut prendre le « plaisir ». J’utiliserai le dessin d’une échelle afin d’en faire une description de plus en plus profonde, si on peut le dire ainsi. Commençons donc notre escalade !
Le dictionnaire Larousse définit le plaisir comme… « un état de contentement qui crée chez quelqu’un la satisfaction d’une tendance, d’un besoin, d’un désir, d’un bien-être… » L’être humain étant l’espèce la plus évoluée et peut donc bénéficier de différents types de plaisirs.
Première marche : les plaisirs physiques
Tous les plaisirs physiques sont associés aux cinq sens, donc de la vision, la perception par le toucher, le goût, l’odorat et l’ouïe. Ces plaisirs restent les mêmes chez tous les êtres humains, indépendamment de leur éducation, culture, tradition, etc. Par exemple, la nourriture, l’alcool, le sexe, l’art, l’apprentissage et même le travail sont autant de domaines d’où peuvent surgir les plaisirs. Cependant, bien qu’ils soient intenses et temporaires, ils disparaissent au bout d’un certain temps.
Deuxième marche : les plaisirs mentaux
Les plaisirs mentaux sont plus durables et n’ont pas toujours besoin de la satisfaction sensorielle. À cause de son développement, l’humain peut profiter des plaisirs de l’esprit. Par exemple, il peut aimer lire, apprendre de nouvelles choses, essayer de résoudre des problèmes complexes, discuter avec son conjoint et ses amis, apprécier la musique, etc. De telles activités procurent une certaine relaxation et une réduction de toutes formes de tensions mentales.
Troisième marche : les plaisirs émotionnels
Les plaisirs mentaux, malgré qu’ils soient plus durables que les plaisirs physiques, n’apportent pas toujours la stabilité dans notre vie. Les humains que nous sommes ont besoin de plaisirs émotionnels afin de soulager leur bagage émotionnel. L’homme moderne doit faire face à des personnes et à des situations qu’il n’aime pas toujours. Il peut rencontrer des personnes qu’il aime mais ne va pas être aimé en retour. Il nous est impossible de rester émotionnellement neutre dans nos relations professionnelles et personnelles. Alors quand nos émotions sont perturbées, nous allons chercher à les équilibrer par le biais de plaisirs émotionnels. L’intelligence émotionnelle est la capacité à identifier nos propres émotions, à comprendre ce qui les déclenche et à les gérer. Il nous faut aussi faire de même avec les émotions des autres que nous côtoyons.
Quatrième marche : les plaisirs spirituels
Les plaisirs des trois premiers barreaux de notre échelle dépendent de soi et des personnes de notre entourage. Ils ont des effets décroissants. Par conséquent, nous cherchons un plaisir qui dure et qui ne dépend de personne d’autre que soi. Nous atteignons cela en nous attachant à quelque chose de plus grand que nous, que ce soit une cause, une passion, une religion, la méditation, etc… À travers ces engagements, nous cherchons un état de plaisir qui dure toujours. Le plaisir spirituel est la plus haute forme de plaisir. La plupart des gens ont de la difficulté à atteindre ces plaisirs spirituels puisqu’ils se passent dans la profondeur de notre être. Ils n’ont rien de matériel et ne sont pas associés avec nos émotions.
Le plus grand plaisir est celui qui est lié à notre cœur profond. Par conséquent, nous devons tous chercher une forme supérieure de plaisir pour trouver la paix et le bonheur. Cette forme de plaisir peut être différente pour chacun de nous, mais sa composante reste la même; elle ne diminue pas avec le temps, ne demande pas d’argent et n’est liée à aucune personne. Elle est la présence à soi par l’intériorité et la présence aux autres dans l’ultime plaisir, celui de vivre en amour tous les jours.
Lise Fréchette